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LoPicart 13 août 2025 à l’ouverture de la fête votive
Gellone avant Gellone.
Un autre pays des Gellons ? (tribu d’auxiliaires sarmates du bas-empire auxquels on concéda au Ve siècle des foyers, au cœur des Alpes notamment) ou l’évocation :
– d’une oasis fertile antiquement nommée villa d’Alciacum, cachée au creux d’un massif rocailleux propice à la vie érémitique, d’un désert ;
– d’une vigie militaire mérovingienne nommée Viridunum, appartenant à la frontière franque de Septimanie, protégeant avec celle de Montcalmès la cluse de l’Hérault et une ancienne route stratégique suivant les gorges (dispositif désactivé en 760) ;
– d’un frais vallon où deux grandes dames – veuves – de race royale se retirèrent du monde (selon une tradition familiale) ;
– où leur frère le duc Guilhem transféra vers 790 l’oratoire privé de ses retraites spirituelles (initialement Saint-Michel de Planitium à Goudargues en Uzège),
– lieu plaisant au point d’en acquérir la propriété de son cousin le roi des Francs (par échange de Goudargues),
– puis d’y implanter en 802 (non en 804) le monastère qu’il voulut fonder avec l’aide de son ami l’abbé Benoît (selon une tradition ancrée chez ses ancêtres mérovingiens, burgondes et francs), alors qu’il avait entrepris de fonder le monastère Sainte-Marie de Caseneuve (à Goudargues),
– de faire dresser comme autel-majeur de la basilique de Gellone un autel provenant de la chapelle palatine d’Aix/Aachen,
– et d’y déposer le jour de la dédicace une relique de la Vraie Croix, hommage de Charlemagne (le dimanche 14 décembre 805, non en 804),
– d’accomplir l’année suivante son vœu d’achever saintement sa vie au milieu de ses amis moines (sous l’autorité de son parent, l’abbé Hliutofried/Juliofred) et de rendre l’âme le vendredi 28 mai 812, dans l’église qu’il avait voulue comme reliquaire monumental de la Croix.
où la réalité accessible dépasse toute fiction légendaire…