Dès 1940 pour certains, ou en 1941-1942, des habitants du Coeur d’Hérault refusent le gouvernement du Maréchal Pétain– qui, jusque là était cher au coeur des Français– mais l’invasion allemande de novembre 1942 va déclencher de nombreux départs de jeunes, provenant de villes, pour échapper au Service du Travail Obligatoire en Allemagne. Par le Coeur d’Hérault, des filières sont organisées pour leur permettre de gagner les maquis du Nord de l’Hérault, de l’Aveyron et de la Lozère. Ces filières sont gérées par de modeste habitants de nos villages qui vont aussi s’engager dans un mouvement comme le Maquis Bir Hakeim.

On rencontre des individus ou des petits groupes qui sont ainsi les “correspondants” du maquis avec pour certains des déplacements dans les lieux  où vont exister des groupes stucturés: Mourèze, Rocher ds Vierges, Cornils, Nébian… qui devraont être soutenus et ravitaillés par les villages avoisinants. Localement l’action des résistants se manifestera dans des soutiens aux parachutages (rares) des distributions de tracts, des actions contre des collaborateurs (et miliciens) et des ponctions alimentaires chez les fournisseurs. Parfois, ils participent avec les groupes de maquis a des actions directes contre les Allemands ou à des destructions.

En 1944, les maquisards entrent dans la 1ère Armée Française de de Lattre de Tassigny ou regagnent leurs domiciles et leurs familles. Les individuels restent dans leur village, se retrouveront entre eux pour évoquer leurs souvenirs et considéreront tous qu’ils n’avaient fait que leur devoir.